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Séjour
Deux mois si le refus est seul, un mois s'il est assorti d'une OQTF — et dans ce second cas, le recours gracieux ne prolonge rien. Vérifier ce point avant tout le reste.
Un refus de titre de séjour n'est pas la fin du parcours. C'est une décision administrative, motivée, donc discutable. Encore faut-il identifier immédiatement de quel type de refus il s'agit — car le délai n'est pas le même.
La préfecture refuse le titre sans assortir sa décision d'une obligation de quitter le territoire. Le délai de recours contentieux est de deux mois. Un recours gracieux devant le préfet ou hiérarchique devant le ministre de l'Intérieur peut être formé dans ce délai et le proroge.
La décision relative au séjour est alors contestée en même temps que l'OQTF, dans le délai propre à celle-ci : un mois, sept jours en cas d'assignation à résidence, quarante-huit heures en rétention. Et ici, le recours gracieux ne proroge pas le délai — l'article R. 911-1 du CESEDA l'exclut expressément. C'est le piège le plus fréquent.
Lisez la dernière page de l'arrêté. Si les mots « obligation de quitter le territoire français » y figurent, vous êtes dans le second cas et le compte à rebours est beaucoup plus court que deux mois.
Un refus doit énoncer les considérations de droit et de fait qui le fondent. Une motivation stéréotypée, qui ne discute aucun élément propre au dossier déposé, révèle souvent un défaut d'examen particulier de la situation — moyen régulièrement retenu par les tribunaux.
Ancienneté du séjour, intensité des attaches familiales, scolarisation des enfants, insertion professionnelle, état de santé : lorsque la préfecture n'a manifestement pas mis ces éléments en balance, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et celui tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme deviennent sérieux.
Le juge examine la légalité à la date de la décision. Les pièces produites doivent donc établir une situation qui existait déjà au moment du refus — un contrat signé après l'arrêté ne fait pas tomber celui-ci, mais il nourrit une nouvelle demande.
Cette page a une vocation d'information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait garantir une issue déterminée : chaque dossier s'apprécie au regard de ses pièces et de sa procédure. Une convention d'honoraires écrite est établie pour toute mission confiée au cabinet.
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