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Nationalité
Quatre ans de communauté de vie, cinq dans certains cas. Contrairement à la naturalisation, l'enregistrement est un droit — et son refus se conteste devant le juge judiciaire.
L'article 21-2 du code civil ouvre au conjoint étranger d'un Français la possibilité d'acquérir la nationalité par déclaration. Ce n'est pas une faveur : si les conditions sont remplies et qu'aucun motif d'opposition n'existe, l'enregistrement est dû.
C'est le motif principal. L'administration relève des adresses fiscales distinctes, des déclarations de revenus séparées, des témoignages divergents lors de l'entretien, ou une absence prolongée de l'un des époux. Le dossier se prépare en anticipant : avis d'imposition communs, baux et quittances aux deux noms, comptes joints, attestations d'assurance, photographies datées, correspondances.
Transcription du mariage non effectuée, acte de naissance incomplet ou dont l'authenticité est mise en doute, différence d'orthographe entre les documents. Ces difficultés se règlent en amont, jamais dans l'urgence.
Le Gouvernement peut s'opposer à l'acquisition par décret dans un délai de deux ans à compter de la délivrance du récépissé. Cette opposition est motivée et contestable devant le Conseil d'État.
Le refus d'enregistrement de la déclaration relève du juge judiciaire — tribunal judiciaire — et non du juge administratif. C'est une particularité qui égare souvent : une requête portée devant le tribunal administratif est irrecevable. L'action doit être introduite dans un délai de six mois à compter du refus.
Cette page a une vocation d'information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait garantir une issue déterminée : chaque dossier s'apprécie au regard de ses pièces et de sa procédure. Une convention d'honoraires écrite est établie pour toute mission confiée au cabinet.
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